The Leftovers – 3×01 & 3×02

Après une éprouvante saison 1 et une saison 2 un peu plus lumineuse, The Leftovers fait son retour pour une ultime saison, sur fond d’apocalypse à venir. C’est 3 ans après les événements de la saison 2, et à l’approche du 7ème anniversaire de « The Departure » que nous retrouvons nos personnages, toujours à Miracle.

Le premier épisode s’ouvre sur une scène rappelant l’ouverture de la saison 2, à savoir une séquence historique, semblant déconnectée du récit de la série. Ici néanmoins pas de femme préhistorique luttant pour la survie de son enfant, mais le récit d’hommes et de femmes du milieu du XIXe siècle vivant dans l’attente de la fin du monde annoncée par leur pasteur. Une attente qui nourrit déception et désillusions, jusqu’à l’explosion familiale.

Les thèmes de la saison semblent d’ores et déjà posés dès cette introduction. Il est clair que la religion sera cette année centrale. Elle était déjà au cœur de la série, mais ici on y plonge totalement, sans n’avoir plus à user de métaphores. Matt voit clairement en Kevin un nouveau Messie et narre ses aventures dans un recueil, un Troisième Testament.

Si la fin du monde semble imminente, la fin du tout premier épisode paraît néanmoins clairement nous indiquer qu’elle n’aura pas lieu. En effet, on y voit Nora particulièrement vieillie, une scène que l’on peut donc s’imaginer dans un futur lointain. Elle y affirme cependant ne pas connaître de Kevin et les oiseaux aperçus rappellent sans aucun doute la scène d’ouverture de l’épisode. Cette boucle formée par ces scènes semblables mais pourtant très éloignée chronologiquement nous indique-t-elle l’éclatement de la famille formée par Nora et Kevin (mise en lumière dans la toute dernière scène de la saison 2) à cause d’un délire collectif suscité par l’attente de la fin du monde ?

Ce qui peut surprendre dans ces deux premiers épisodes, c’est l’humour qui les traverse. Certes, le côté tragique de la série est toujours là (surtout dans l’émouvant épisode 2, centré sur Nora et le deuil impossible de la perte de ses enfants), mais l’humour m’a paru bien plus prononcé dans ces épisodes que dans les saisons précédentes. Des situations comiques qui naissent pourtant en réalité de l’atmosphère lourde « pré-apocalyptique » qui pèse sur les protagonistes. Nora rit du statut de nouveau Jésus accordé à Kevin par exemple, alors même que son frère croit réellement voir en lui quelque chose de divin. Nous avons aussi la folie même qui gagne le chasseur de chiens de saison 1, qui pense que la race canine à pris forme humaine… Une ambiance donc pesante qui fait naître quelque chose de presque drôle et loufoque, mais terriblement tragique quand on y repense.

On pose aussi dans le second épisode le décor de la suite de la saison : l’Australie. Nora s’y rend dans l’espoir de toucher à une technologie lui faisant revoir ses enfants et sera accompagnée par Kevin. Le père de celui-ci est d’ailleurs déjà là-bas, entourée de femmes qui, elles aussi, paraissent attendre l’arrivée de son fils comme un sauveur.
Je suis ici plutôt curieuse de voir si Miracle sera totalement abandonnée, puisque cela voudrait dire perdre la quasi-totalité du casting. Un récit découpée entre l’Australie/les États-Unis est néanmoins totalement possible, et probablement ce à quoi on aura le droit.

Bref, un début de saison déconcertant mais comme avait pu l’être celui de la saison 2. La série se réinvente tout en continuant de creuser toujours davantage les thèmes qui la traversent. Et puis, quoi de mieux que la thématique de la fin du monde pour terminer une série ?

Typh.

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